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Café : les cours du grain vert reculent avec la récolte record du Brésil

Le café vert coûte nettement moins cher qu’il y a un mois. Selon l’Organisation internationale du café, son indicateur de référence a reculé de 8,7 % en septembre 2026, porté par la récolte record du Brésil. Pour la tasse servie au comptoir, l’effet ne sera ni immédiat ni garanti.

En bref
• L’indicateur composite de l’OIC a fait en moyenne 262,18 cents de dollar la livre en septembre, soit 8,7 % de moins qu’en août.
• L’arabica brésilien recule le plus (-9,9 %), le robusta un peu moins (-7,3 %).
• La récolte brésilienne 2026/27 est estimée à 67,6 millions de sacs, un record.
• Fairtrade relève ses prix minimums pour les contrats signés à partir du 1er décembre 2026.

Que dit le dernier rapport de l’Organisation internationale du café ? #

Le rapport de marché de septembre 2026 de l’Organisation internationale du café (OIC) est sans ambiguïté : son indicateur composite, qui résume les prix du café vert dans le monde, a fait en moyenne 262,18 cents de dollar la livre. C’est 8,7 % de moins qu’en août.

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Le mois a ouvert sur son point haut, à 279,85 cents, et s’est terminé à 261,60 cents le 30 septembre. Toutes les grandes familles de café ont baissé, sans exception, entre 7,3 % et 9,9 % selon l’origine.

À la Bourse de New York, où se négocie l’arabica, le prix moyen a reculé de 10,4 % sur le mois, à 280,68 cents la livre. À Londres, place de cotation du robusta, la baisse atteint 8 %.

Pourquoi le Brésil fait-il baisser les prix ? #

Le Brésil est le premier producteur mondial, et sa récolte est arrivée en masse sur le marché. Comme le rapporte l’OIC, l’organisme public brésilien CONAB a relevé le 24 septembre son estimation de la récolte 2026/27 à 67,6 millions de sacs de 60 kilos, un niveau record.

La hausse vient surtout de l’arabica brésilien, dont la production progresse de 34,8 % selon l’OIC. Logiquement, ce sont les « naturels brésiliens », ces cafés séchés au soleil avec leur cerise, qui reculent le plus : -9,9 %, à 290,19 cents la livre en moyenne.

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Les cafés lavés d’Amérique centrale et de Colombie, très présents dans les coffee shops de spécialité, baissent aussi : -8,1 % pour les « doux colombiens », -8,8 % pour les « autres doux ». Ils restent toutefois bien plus chers, autour de 330 à 356 cents la livre.

Et le robusta ?

Le robusta, plus corsé et souvent présent dans les mélanges pour expresso, recule de 7,3 %, à 167,49 cents la livre. Il résiste un peu mieux, car la CONAB prévoit une récolte brésilienne de robusta en baisse de 6,6 %.

Le café va-t-il baisser au comptoir ? #

Pas tout de suite, et peut-être pas du tout. Le grain vert ne représente qu’une partie du prix d’un expresso ou d’un flat white : il faut ajouter la torréfaction, le transport, le loyer du café, le salaire du barista, le lait et l’énergie.

Les torréfacteurs achètent aussi leur café des mois à l’avance. Les lots torréfiés cet automne ont souvent été payés plus cher, quand les cours étaient plus hauts. Une détente durable des prix du grain mettra donc du temps à se voir sur une étiquette en rayon, et encore plus sur l’ardoise d’un coffee shop.

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Le marché reste par ailleurs nerveux. L’OIC signale plusieurs facteurs qui pourraient faire remonter les prix : des stocks d’arabica certifiés à New York tombés le 15 septembre à leur plus bas niveau depuis 1999, et un épisode El Niño très fort jugé probable à plus de 90 % par l’agence météo américaine NOAA.

Qu’est-ce qui change pour le café équitable ? #

Autre nouvelle pour les amateurs de café responsable : Fairtrade a revu ses prix minimums garantis aux producteurs. D’après l’annonce officielle de Fairtrade International, l’arabica lavé conventionnel est garanti à 2,00 dollars la livre et l’arabica naturel à 1,95 dollar, avec une prime de 0,20 dollar.

Ces nouveaux prix s’appliquent à tous les contrats signés à partir du 1er décembre 2026. Le minimum joue le rôle de filet de sécurité : la prime est versée en plus du prix minimum ou du prix du marché, selon le plus élevé des deux.

Avec des cours mondiaux encore bien au-dessus de ces planchers, ce relèvement ne pèse pas aujourd’hui sur le prix de votre paquet. Il protège surtout les producteurs le jour où le marché rechuterait fortement.

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Comment en profiter quand on aime le bon café ? #

Si vous achetez votre café en grains chez un torréfacteur, c’est le moment de lui poser la question de ses prochains arrivages. Les cafés du Brésil de la nouvelle récolte arrivent en Europe dans les mois qui viennent, et certains torréfacteurs ajustent leurs tarifs sur les nouveaux lots.

Pour les cafés de spécialité d’Éthiopie, du Kenya ou d’Amérique centrale, la baisse est moins nette. Les sécheresses signalées par l’OIC au Honduras et au Nicaragua pourraient même limiter l’offre de cafés lavés. Mieux vaut ne pas attendre une forte baisse sur ces origines.

Questions fréquentes #

Qu’est-ce que l’indicateur composite de l’OIC ?

C’est un prix moyen pondéré du café vert, calculé chaque jour par l’Organisation internationale du café à partir de quatre familles d’origine : doux colombiens, autres doux, naturels brésiliens et robustas.

Combien pèse la récolte brésilienne cette année ?

La CONAB l’estime à 67,6 millions de sacs de 60 kilos pour 2026/27, un record selon le rapport de septembre de l’OIC.

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Le café équitable va-t-il coûter plus cher ?

Les nouveaux minimums Fairtrade s’appliquent aux contrats signés dès le 1er décembre 2026. Tant que les cours mondiaux restent au-dessus, ils ne changent rien au prix d’achat.

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